Lundi 8 juin 2009
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11:59
Soirée de merde pleine de tensions ... trop de tensions,
d'incompréhensions ... trop d'incompréhensions,
de justifications ... trop de justifications,
de défections ... trop de
défections,
de déceptions ... de bien trop de déceptions,
j'aurai aimé ajouté de désillusions, mais quand ca fait un bail qu'on a plus la moindre illusion, on a plus de quoi désillusionner ...
Soirée étouffante s'il en est, nuit écrasante, immense besoin de prendre l'air ...
La plage, le clair de lune, la présence hasardeuse et inattendue d'un ami, Le petit prince, qui par hasard se trouvait là sur mon walkman, regarder les étoiles clignoter, la lune se coucher ...
écouter ces mots qui m'ont si souvent bercée ...
Et cette fois les prendre dans un autre sens ...
"C'est le temps donné à ta rose qui la rend importante" ... hum oui ca fait sens, tout ce temps que je t'ai souvent donné, parfois sacrifié, tout ce temps que tu as pris, souvent gaspillé,et que
tu fais tout pour ne pas avoir à rendre, tout ce temps que j'ai perdu et que je ne retrouverai plus, c'est une des choses qui font que malgré tout tu comptes encore ... est-ce bien
raisonnable de continuer à en sacrifier davantage ?
"quand on apprivoise quelqu'un on en est responsable" ... jolie idée, je me sens responsable du bonheur de ceux qui m'entourent, du moins je me sens la responsabilité de ne pas leur faire de
fausses promesses, de tenir mes engagements envers eux, de ne pas leur faire du mal, de contribuer à leur bonheur, de le souhaiter avant toute chose ...
le renard en moi se sent lésé, le petit prince en moi se sent lésé ... toi qui m'a apprivoisée quand donc te sens-tu responsable de moi, au moins un peu ? quand donc te sens tu responsable ne
serait-ce que du mal que tu peux faire ?
Hier un ami m'a accompagné à la plage, un ami de papier, hier un ami m'a accompagné et pour la première fois depuis les quelques 27 ans qu'il m'accompagne, j'ai eu le sentiment de l'avoir perdu, de
ne plus répondre à sa magie, que sa lumière ne parvenait plus à percer la colonne de noire fumée dans laquelle tu sais si bien me plonger ... dans laquelle tu sais si bien me laisser ... Les mots
du Petit Prince sont ceux qui m'ont aidée à chercher la présence de notre poupouille au creux du tout plutot qu'à focaliser sur son absence de mes bras ... hier ils auraient du apaiser la douleur
qu'elle ne soit pas là ... mais c'est cassé, comme tant de choses à ton contact ... même pas sure d'avoir ni le courage ni l'envie de réparer ...
J'ai hurlé à la lune la douloureuse absence de ma journée ... la sienne, la douloureuse non-présence de ma nuit, de ma vie ... la tienne ...
J'ai longuement attendu assise sur le muret face à l'arbre de notre puce, beh ouais seul un vrai ami aurait compris pourquoi la journée d'hier me pesait, c'est con même son père est plus sensible à
l'absence de cadeau dans les mains d'une autre, qu'à l'absence de notre fille dans mes bras le jour de la fête des mères ...
Aucun serpent n'est venu ... ou peut-être que si, par toi plus tot dans la soirée ... mais tu n'as pas du bon venin, tu ne tues pas rapidement et sans douleur, non toi ton venin il est pourrave, il
ne tue pas, il fait souffrir, il torture incidieusement, il ne s'assume pas suffisamment comme tel pour tuer vraiment, il se contente de saccager de blesser ...
Je repense à notre conversation du début de soirée, pas celle qui nous concerne l'autre ... la critique acerbe, le besoin d'être rassuré, le pitié dis moi que je suis pas comme ça ... je
serai pas si mal je rigolerai doucement ... j'aurai pas du avoir pitié, j'aurai pas du le dire, le reste de la soirée tu l'as employé à être pire ...
Allez je clos là cet article de toute façon tu le liras pas, ou si tu le lis tu le comprendras pas, pas parce que tu n'en es pas capable, non parce que tu ne le veux pas ...
Par Llouwelyn
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Publié dans : Nous Deux Encore ...
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